L'avis de... Fabrice Odent, associé responsable du département Services Financiers de KPMG

« Simplification et harmonisation dans le cadre de l’union bancaire»

le 29/08/2013 L'AGEFI Hebdo

Tous les groupes bancaires français ont communiqué leur ratio de levier. Pourquoi ?

Les groupes bancaires ont la volonté de communiquer de manière très transparente sur les aspects réglementaires : après la solvabilité et la liquidité, l’effet de levier. Ils veulent montrer qu’ils sont déjà au but ou en capacité de l’être avant les échéances officielles qui s’échelonnent jusqu’en 2018. Ainsi, alors que la date d’entrée en vigueur de Bâle 3 a été officialisée au 1er janvier 2014, toutes les banques ont publié un ratio core tier one déterminé selon ses règles : 9,8 % en moyenne. L’objectif de 9 % fixé en 2012 est largement dépassé.

Tout n’est pourtant pas figé dans la réglementation et l’on commence à débattre du calcul des emplois pondérés (risk-weighted assets, RWA)…

Dans le contexte de la création de l’union bancaire européenne, avec un superviseur unique, il faut des règles communes et des données harmonisées. Si les calculs de RWA sont différents dans les 17 pays et les groupes bancaires concernés, le sujet est réel. La question a en fait été soulevée par le comité de Bâle qui a souligné le caractère hétérogène et la complexité des modèles internes. Simplification et harmonisation seraient donc souhaitables dans le cadre de l’union bancaire.

Cela laisse-t-il le temps aux banquiers de forger une stratégie d’avenir ?

Les quatre grands groupes français sont tous bénéficiaires ce semestre. Ils adaptent leurs coûts et peuvent se repositionner à la recherche de nouveaux relais de croissance. Avec une solvabilité élevée et des réserves de liquidités significatives, les groupes sont ainsi confiants dans leur capacité à relever les défis à venir dans le nouveau cadre réglementaire.

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