La salade grecque difficile à digérer pour les banques françaises

le 23/06/2011 L'AGEFI Hebdo

Volontariat. Le ministre de l’Economie Christine Lagarde a dû s’en mêler : « Je suis confiante dans la solidité du système bancaire français », a-t-elle déclaré pour modérer les effets de la mise sous surveillance avec implication négative des principaux groupes par Moody’s. L’agence de notation pourrait dégrader, sous 90 jours, d’un cran Crédit Agricole SA et BNP Paribas, voire de deux Société Générale, dans l’hypothèse d’un défaut ou d’une restructuration de la dette souveraine grecque. Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, a insisté : « Même en se basant sur les hypothèses les plus extrêmes, (…) ceci n’aurait qu’un impact mineur sur leurs résultats annuels. » En fait, ce sont surtout BNP Paribas et Société Générale qui ont une exposition souveraine importante (respectivement 5 et 2,7 milliards d’euros), tandis que Crédit Agricole pâtit de sa filiale Emporiki et donc du contexte économique. L’enjeu réside aussi dans l’implication du secteur privé dans un second plan de soutien à Athènes, qu’elle soit sur la base du volontariat ou non. Décision au prochain Eurogroupe le 3 juillet.

A lire aussi