L'avis de... Thomas Maître, directeur des services financiers chez Kea Partners

« S’inspirer de l’exemple britannique »

le 20/06/2013 L'AGEFI Hebdo

Quels sont les leviers à activer pour améliorer la lutte contre la fraude sur internet ?

Il faut poursuivre le déploiement de la deuxième génération des technologies de type 3D Secure. Si les banques ont toutes adopté cette solution, les déclinaisons opérationnelles sont très hétérogènes (SMS, lecteur, token…), ce qui a contribué à limiter le déploiement et l’utilisation. Il semblerait donc opportun que les banques s'entendent pour faire émerger un standard qui faciliterait la pédagogie et l’adoption par les commerçants et le grand public. C'est ce qui a été fait en Grande-Bretagne où une concertation entre tous les acteurs a débouché sur un dispositif unique. Résultat : le taux d'implémentation est aujourd’hui proche de 100 % chez les commerçants, et la fraude a été divisée par deux en quatre ans.

Ces dispositifs sont donc efficaces, mais pas suffisants…

Effectivement. Les banques doivent, en parallèle, mettre en place une organisation centralisée dédiée à la détection de la fraude en général, et au paiement à distance en particulier. Chose qu’elles ne font pas très bien aujourd’hui puisque trois fois sur quatre, c'est le client qui doit donner l'alerte lorsqu’il a repéré une transaction frauduleuse.

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