Royaume-Uni, le scandale du « misselling »

le 03/10/2013 L'AGEFI Hebdo

Des millions de clients lésés, plus de 12 milliards de livres de compensation, le scandale de l’assurance emprunteur outre-Manche a pris des proportions gigantesques. En cause, la vente forcée de ce produit en liaison avec des crédits ou des cartes de crédit à des tarifs exorbitants et alors même que les garanties n’étaient pas adaptées à la situation des emprunteurs. Exemple : des fonctionnaires obligés de souscrire alors que leur statut ne leur permettait pas toujours d’être indemnisés selon le type de sinistre. Entre 2001 et 2010, les assurances emprunteurs ont collecté 34 milliards de livres de primes, 32 millions de contrats ont ainsi été vendus. Et les plaintes affluent auprès de la Financial Conduct Authority (FCA), l’autorité britannique de régulation des services financiers. Si l’on compare ces pratiques avec celles qui ont cours en France, la différence n’est pas énorme, mais le cadre législatif et réglementaire est tout de même plus net dans l’Hexagone. Il manque toutefois la « class action », celle qui devrait voir le jour dans la loi Hamon, si le gouvernement tient ses promesses.

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