Le remembrement des réseaux n’est plus un sujet tabou

le 30/08/2012 L'AGEFI Hebdo

« Leur réseau domestique, c’est la dernière chose à laquelle les groupes bancaires français toucheront », assure Nicolas Darbo, partner chez Accuracy. Pourtant, « l’opportunité du maintien d’un réseau aussi dense qu’aujourd’hui » est désormais « une question qui ne peut être éludée », selon Georges Pauget, président du cabinet Economie Finance et Stratégie. Cela constitue même « un sujet clé, pour Stéphane Court, directeur général d’Equinox Consulting qui participe à une étude de l’Efma (European Financial Marketing Association) sur l’« évolution du modèle de réseau bancaire à horizon 2020 ». Il y a eu un pic d’ouvertures entre 2005 et 2008, particulièrement dans les zones urbaines. On enregistre maintenant une très légère décroissance, tandis que le parc d’automates progresse encore de 5 % par an. Paradoxalement, les initiatives les plus en rupture apparaissent dans les campagnes, avec des services non bancaires, pour amortir le coût des locaux. Il faut 3.000 clients pour rentabiliser une agence, et développer les guichets automatiques en zone rurale serait trop coûteux. Plutôt qu’à des fermetures importantes, on peut s’attendre à une évolution du rôle des agences et des conseillers ».

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