La régulation pourrait finalement s’assouplir

le 15/09/2011 L'AGEFI Hebdo

Une étude de JPMorgan Cazenove montre qu’il aurait manqué, à fin 2010, 173 milliards de dollars en liquidités à BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale, sur un total de 493 milliards pour l’ensemble des grandes banques européennes, si elles avaient été soumises au ratio de liquidité court terme (

liquidity coverage ratio, LCR) de Bâle III. A l’inverse, HSBC, Intesa Sanpaolo et Santander l’auraient déjà satisfait. Toutefois, le LCR ne doit entrer en vigueur qu’en 2015 et est en phase de tests. De quoi laisser une marge de négociation aux banques. LaRevue de l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) soulignait cet été « une prime disproportionnée » donnée à la dette publique au numérateur du LCR, ainsi que des hypothèses pour fonder le dénominateur « sujettes à débat ». « Nous allons examiner courant 2012 si les nouveaux ratios ont des conséquences inattendues sur le marché, a indiqué Stefan Walter, secrétaire général du Comité de Bâle. Le processus sera renforcé par une étude d’impact et quantitative. C’est sur les conclusions de cette analyse que nous prendrons des décisions de changement. »

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