L'avis de... Jean-Christophe Nouveau, responsable solutions Financial Intelligence chez Sas

« Le projet Réunica est clairement innovant »

le 07/07/2011 L'AGEFI Hebdo

Quelle est la particularité du projet Réunica ?

En France, peu de projets Balanced Scorecard (BSC) ont abouti. Ce sont des projets compliqués, avec de nombreuses contraintes, notamment au niveau organisationnel. Le pilotage des entreprises, à l’aide d’outils décisionnels, est généralement restreint à la dimension financière. En général, il y a un gros travail effectué en amont, mais peu d’outillage informatique est mis en production ayant trait à la mesure de l’atteinte, ou non, des objectifs fixés sur les autres axes, comme la valeur client ou les processus internes. Cela nécessite de définir clairement et précisément une stratégie avec la mise en place d’indicateurs de mesures afférents, ce qui n’est pas encore bien ancré dans la culture d’entreprise française. De ce point de vue, le projet Réunica est clairement innovant. Non seulement l’outil informatique tient compte de toutes les dimensions utilisées dans le modèle Balanced Scorecard, mais il a été industrialisé.

Le fait d’avoir ajouté la dimension OVaR (objectifs, variables d’actions, responsables) a-t-il compliqué encore le projet ?

Oui, cela a clairement ajouté de la complexité, au niveau métier et au niveau technique. Le modèle BSC revêt plutôt une dimension stratégique, OVaR, une dimension tactique. S’appuyer sur les deux modèle nécessite un important travail pour réconcilier les données utilisées.

Concernant la restitution, Réunica a préféré s’appuyer sur un développement en interne, pour quelles raisons ?

Les besoins de Réunica concernant la visualisation de leurs résultats, notamment leurs matrices OVaR sont très précis. Ils ont donc choisi le développement interne. De notre côté, nous avons investi sur des interfaces de restitution basées sur des interfaces tactiles et adaptées aux terminaux mobiles. C’est une demande émergente. Il y a encore dix-huit mois, les estimations du Gartner ne prenaient pas en compte une pénétration significative des tablettes tactiles en entreprise. Mais le marché évolue rapidement.

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