Un produit net bancaire inexorablement en baisse

le 13/12/2012 L'AGEFI Hebdo

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 Avec une progression du produit net bancaire (PNB) inférieure à celle du produit intérieur brut (PIB), 2011 a constitué une rupture,constate Fabrice Asvazadourian,senior partner de Roland Berger qui s’est penché sur les résultats des neuf réseaux français.Pour la première fois cette année, l’évolution du PNB sur neuf mois (-1,1 %) est négative comparée au PIB (+0,2 %)» Pour ce cabinet, il s’agit d’une tendance qui ne dépend pas que de la conjoncture. Les réglementations notamment vont affecter des pans entiers du PNB des réseaux français, essentiellement du fait de la baisse des commissions. Par ailleurs, l’évolution des taux courts et de la marge d’intermédiation « laisse peu de champ aux banques de détail, souligne Fabrice Asvazadourian, entraînant des pertes de revenus sur leur gestion du bilan ». Si l’on y ajoute une remontée du coût du risque (encore bas en France), le PNB ne peut que diminuer, au moins de 10 % à horizon 2015 (voir le tableau), voire de 24 % selon le pire scénario de l’étude « Terra Incognita » de Roland Berger.

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