L’avis de… Christophe Eck, avocat associé de Gide Loyrette Nouel

« Le principal risque des banques concerne la fraude »

le 12/09/2013 L'AGEFI Hebdo

Quel regard portez-vous sur les banques françaises en Afrique subsaharienne ?

Historiquement présentes dans les pays francophones, au nombre de vingt-deux en Afrique subsaharienne, elles ont ralenti leur développement à la suite de la crise économique en Europe. On observe toutefois aujourd’hui un regain d’intérêt de la part de certains acteurs, tels que Société Générale et BNP Paribas. Leur développement s’opérera par croissance externe et organique et par l'adjonction de nouveaux métiers tels que le conseil.

Quels sont les principaux risques auxquels les banques étrangères peuvent être confrontées ?

Il existe un réel décalage entre la perception générale de l’Afrique et la réalité, le continent s’étant considérablement développé et organisé au cours de ces dernières années. L’Afrique subsaharienne ne comporte pas plus de risques que d’autres zones émergentes en Asie ou dans certains pays d’Europe ! Le principal risque pour les banques concerne les sujets de fraude. Si des règles existent, le plus difficile reste de les faire appliquer. Les banques étrangères, mais aussi locales et centrales, ont développé un processus de contrôles des équipes et d’audit.

Certains pays sont-ils plus risqués que d’autres ?

Le continent africain est encore très hétérogène. L’implantation dans des pays faiblement bancarisés et n’ayant pas de banque centrale forte, ou sortant d’une période de guerre, se révèle dès lors plus difficile que dans les régions subsahariennes les plus développées sur le plan bancaire : Afrique du Sud, Nigeria, Ghana…

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