Pouvoir d’influence

le 24/01/2013 L'AGEFI Hebdo

La responsabilité des banques s’exerce aussi dans leurs choix d’investissement. Société Générale, par exemple, a élaboré des politiques sectorielles (mines et métaux, défense, centrales thermiques au charbon, pétrole et gaz, navires, barrages et énergie hydroélectrique, nucléaire civil) de manière à sélectionner les entreprises avec lesquelles elle s’autorise à travailler ou dans lesquelles elle peut investir. C’est ainsi que la banque a dû renoncer à travailler avec un groupe dont une filiale était impliquée dans l’une de ces activités, mais après plusieurs mois de discussions, le groupe a préféré se séparer de l’entreprise en question. BNP Paribas a effectué le même travail pour les secteurs de la défense, de l’huile de palme et de la pâte à papier, des centrales à charbon et du nucléaire. En Asie du Sud-Est, huit entreprises clientes ne respectaient pas la politique sur l’huile de palme. La banque a donc engagé des discussions pour les inciter à modifier leurs pratiques, exerçant ainsi son influence pour le respect de l’environnement. Les cas sont encore rares mais en agissant ainsi, les établissements bancaires répondent aux accusations dont ils ont pu faire l’objet, notamment de la part de l'organisation non gouvernementale écologiste Les Amis de la Terre, et prouvent qu’ils peuvent être utiles.

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