Rencontre avec… Sébastien Comte, directeur technique et souscription art et clientèle privée pour Hiscox Europe

«Un phénomène de sous-assurance en France»

le 21/07/2011 L'AGEFI Hebdo

Que représente le marché de l’assurance pour les œuvres d’art en France ?

C’est difficile à dire. On sait toutefois qu’environ 15 % seulement des objets d’art sont assurés. Le problème est que beaucoup de gens ignorent ce qu’ils possèdent, les œuvres étant souvent le fruit d’un héritage. On constate donc un phénomène de sous-assurance en France. Or, les consommateurs disposent d’une part non négligeable d’actifs tangibles (œuvres d’art, bijoux) qui, en cas de sinistres mal réglés, peuvent subir des dégâts créant un trou dans leur patrimoine.

Sentez-vous un intérêt croissant pour ce genre d’assurance ?

Oui, il y a une vraie prise de conscience dès lors que l’on considère l’œuvre d’art comme un élément du patrimoine. L’assurance s’inscrit parfaitement dans cette logique d’investissement dans l’art qui prend de l’ampleur depuis la crise dans une démarche de diversification de ses actifs. Finalement, c’est plus compliqué auprès des musées qui n’assurent que les expositions temporaires car il s’agit de prêt d’œuvres d’art. En revanche, sur les collections permanentes, les musées s’assurent de moins en moins.

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