Pas de répit pour les banques d’Europe du Sud

le 24/05/2012 L'AGEFI Hebdo

« Bank run ». Risque de voir la Grèce sortir de la zone euro, craintes sur la capacité des Etats à soutenir les banques, croissance des créances douteuses… Les ingrédients sont les mêmes. Pour autant, Espagnols, Italiens ou Portugais ne se présentent pas aux guichets pour vider leurs comptes bancaires comme les Grecs. Un démenti a été opposé dans le cas de Bankia, dont l’Espagne a pris le contrôle, après qu’El Mundo a évoqué un bank run (retraits paniques). Reste que Moody’s a dégradé 16 établissements, dont BBVA et Santander, après avoir fait un sort à 26 italiens, dont UniCredit et Intesa Sanpaolo. Alors que la Banque d’Espagne a publié un taux moyen de créances douteuses de 8,37 % en mars, un record depuis août 1994, des experts indépendants vont le mesurer avec précision dans chaque banque afin d’évaluer les besoins en capitaux. En Italie, ce taux a aussi progressé pour atteindre 17,2 % chez Monte dei Paschi. « Nous reconnaissons toutefois que les banques italiennes évoluent dans un contexte moins tendu que, par exemple, les banques portugaises », note Moody’s. Sur les 78 milliards du plan de sauvetage international accordé au Portugal, 12 milliards iront recapitaliser ces dernières.

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