L’avis de... Jean-François Gasc, responsable assurance chez Accenture France

« Ouvrir les systèmes d’information à tous les intervenants »

le 14/07/2011 L'AGEFI Hebdo

Adopter un progiciel pour la gestion des sinistres est-il chose courante chez les assureurs ?

Les assureurs français et européens sont très peu équipés de progiciels pour la gestion des sinistres qui est considérée comme une activité cœur de métier. En revanche, de plus petites structures comme des filiales d’assurance directe ou des bancassureurs ont adopté certaines solutions. Cela dit, les grands assureurs dotés de leur outil propriétaire l’ont fait évoluer par l’intégration de composants comme du workflow, des outils de type EAI (entreprise application integration, NDLR) ou de la gestion électronique de documents, si bien qu’aujourd’hui, il y a peu de projets d’intégration de progiciels.

Y a-t-il un vrai besoin de modernisation ?

Tout ce qui permet d’optimiser non seulement la gestion des sinistres, mais surtout le coût des sinistres eux-mêmes (soit 70 % à 75 % des coûts) intéresse les assureurs. Améliorer les systèmes d’information peut être un levier d’action. Néanmoins, le véritable moyen de peser sur les coûts des achats assurantiels passe par la consolidation des politiques d’achat des groupes. Ceux qui ont atteint une part de marché significative ou qui se regroupent pour l’atteindre peuvent peser lourd dans les négociations avec les fournisseurs (experts, garages, réparateurs…).

Quelles sont les conséquences pour les systèmes d’information ?

La nécessité est de faire communiquer tous les intervenants, y compris les clients, de façon fluide afin de garantir une bonne qualité de service et de permettre la mise en œuvre des stratégies d’achats assurantiels. Il faut donc ouvrir les systèmes d’information et suivre l’activité des réseaux de prestataires extérieurs comme des distributeurs dans un cadre multicanal, ce qui nécessite d’adapter l’existant. Le coût de cette adaptation dépend alors du niveau des investissements réalisés depuis vingt ans.

A lire aussi