Rencontre avec... Pierre Mariani, administrateur délégué de Dexia et président du conseil d'administration de DenizBank

« Nous voulons recréer une capacité d’émissions obligataires en Turquie »

le 12/05/2011 L'AGEFI Hebdo

Vous visez 7 % du marché turc en nombre d’agences en 2014 contre 5 % aujourd’hui. Comment y parvenir ?

Notre objectif est d’avoir 800 agences à l’horizon 2014. Nous en ouvrirons donc 80 par an, ce qui va faire croître notre réseau de 60 %. En Turquie, il faut compter entre neuf mois et un an pour qu’un nouveau point de vente soit rentable. Nos investissements devraient donc rapidement porter leurs fruits.

Ne vont-ils pas peser dans un premier temps sur la rentabilité de DenizBank ?

Son rendement des fonds propres restera élevé en 2014, à 14 % (contre 21 % en 2010, NDLR), ce qui est une bonne performance. Nos investissements, qui portent aussi sur l’informatique et la formation, s’élèveront au total à 500 millions de livres turques (223 millions d’euros, NDLR). Tandis que les revenus passeront de 2,36 milliards de livres turques en 2010 à 3,7 milliards en 2014.

Allez-vous modifier la structure de refinancement de DenizBank ?

Nous voulons porter de 60 % à 70 % la part des dépôts dans le bilan, mais aussi allonger la maturité des autres instruments. Cela passe par la poursuite de nos partenariats, entre autres avec l’AFD (Agence française de développement, NDLR), la Banque européenne d’investissement, la Berd (Banque européenne de développement, NDLR) et la Banque Mondiale. Nous voulons aussi recréer une capacité autonome d’émissions obligataires grâce à l’équipe de corporate finance de DenizBank. Celle-ci opérait seulement pour des clients externes depuis 2006. Nous misons désormais sur 2 milliards de livres turques d’émissions en année pleine, via des obligations en livres turques et des Eurobonds.

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