L'avis de... Philippe Landié, responsable des services aux utilisateurs finaux à la direction des infrastructures informatiques du groupe Société Générale

« Nous réduisons de manière drastique le nombre de serveurs physiques »

le 12/01/2012 L'AGEFI Hebdo

En quoi consiste votre programme de « green IT » ?

Lancé en 2009, dans le cadre du programme de neutralité carbone du groupe, il vise à réduire nos émissions de CO2 de 25.000 tonnes d’ici à fin 2012 afin de diminuer notre empreinte écologique, nos consommations énergétiques et le coût de la compensation carbone. Ce plan se décline dans cinq domaines : les centres de données, les postes de travail, les pratiques de travail, les achats et l’immobilier. La direction des infrastructures informatiques intervient essentiellement dans les trois premiers domaines, principalement au travers de projets d’efficacité énergétique ou de la mise en place d’indicateurs de mesure.

Quelles actions ont été mises en œuvre pour les sites ?

Au-delà de la consolidation des centres existants sur les emplacements les plus efficaces d’un point de vue énergétique, nous réduisons de manière drastique le nombre de serveurs physiques grâce à la virtualisation et nous améliorons ainsi leurs taux d’utilisation. Concernant les postes de travail, depuis plus d’un an, nous nous assurons que tous les postes achetés répondent à l’écolabel Epeat Gold. Lors de leur renouvellement, nous les remplaçons par des « clients légers » à chaque fois que cela est possible. Il s’agit de terminaux d’affichage beaucoup moins énergivores qu’un PC classique. Ils sont connectés, par l’intermédiaire du réseau, aux données qui sont localisées dans un centre. Ainsi, le coût de possession des postes est fortement diminué et la maintenance réduite à sa plus simple expression. Déjà plus de 50.000 postes légers ont été installés dans notre groupe qui emploie environ 160.000 collaborateurs.

Portez-vous également l’accent sur les outils collaboratifs ?

Effectivement, nous sommes partis du principe que de nombreuses réunions ne nécessitent pas de présence physique des participants. Depuis plusieurs années, nous encourageons les visio- ou web-conférences, qui permettent d’éviter des déplacements (train, voiture, voire avion). Chaque collaborateur a la possibilité de se connecter avec d’autres utilisateurs ou des salles de réunion depuis son poste de travail, grâce à une webcam. Cette avancée s’inscrit dans une stratégie pluriannuelle de déploiement de solutions de travail collaboratif qui vont de la téléconférence à la mise en place de réseaux sociaux, en passant par du partage d’écran.

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