Rencontre avec... Olivier Héreil, directeur des gestions d'actifs de BNP Paribas Cardif, vice-président de l'AF2I*

« Nous déléguons à notre métier-titres la récolte des données »

le 03/10/2013 L'AGEFI Hebdo

Est-il essentiel de mettre en place un modèle unique de place pour rendre ces fonds transparents ?

Les besoins des groupes soumis à la réglementation Solvabilité 2 sont à la fois multiples et hétérogènes. Certains assureurs adopteront des modèles internes tandis que d'autres utiliseront le modèle standard de calcul de SCR (Solvency Capital Requirements, NDLR). Les investisseurs institutionnels ont donc certes besoin de données de base standardisées, mais l'utilisation qu'ils en feront variera sensiblement d'un acteur à l'autre.

Quelle est la stratégie de BNP Paribas Cardif dans ce domaine ?

Nous avons décidé de déléguer à notre métier-titres BNP Paribas Securities Services la récolte des données sur les fonds que nous détenons. Notre dépositaire consolidera ces informations avant de nous les fournir pour que nous calculions notre ratio de solvabilité. Il est évidemment plus simple pour nous de passer par notre unique dépositaire plutôt que de traiter en direct avec la trentaine de sociétés de gestion avec lesquelles nous travaillons.

Allez-vous « transpariser » tous vos fonds en portefeuille ?

C'est une véritable question stratégique pour les assureurs. Il faut mettre en regard le coût d'accès aux données ligne à ligne pour un fonds donné, et le gain éventuel de SCR qui pourra en résulter. Ainsi, sur certains produits complexes, les assureurs réfléchissent à appliquer automatiquement le choc maximal plutôt que de « transpariser » ces fonds.

*Association française des investisseurs institutionnels.

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