L'avis de... Philippe Lepoutre, président de la commission affacturage de l’ASF*

« Notre rentabilité se maintient à un niveau satisfaisant »

le 14/11/2013 L'AGEFI Hebdo

Comment expliquez-vous le ralentissement de la croissance enregistré par les sociétés d'affacturage ?

Tout simplement par la conjoncture. Les besoins de financement du cycle d'exploitation des entreprises pâtissent de l'activité qui reste déprimée. Cela étant, les entreprises et leurs banquiers n'hésitent plus aujourd’hui à remplacer un financement classique non adossé par l'affacturage pour bénéficier d'une sécurité accrue. Ce qui permet de générer un flux de nouvelles affaires qui alimentent un taux de croissance certes un peu plus bas que par le passé, mais très significativement supérieur à la croissance du PIB.

L’ACPR** souligne pourtant une baisse de la rentabilité ?

Si l'on adopte une perspective historique, on s'aperçoit que la rentabilité a effectivement décroché entre 2008 et 2010 à cause de la forte baisse sur les taux et du raccourcissement de la durée des créances imposées par la loi LME (loi de modernisation de l'économie, NDLR). Mais depuis 2010, nous évoluons sur un plateau, avec une rentabilité un peu plus basse, qui se maintient à des niveaux globalement satisfaisants grâce aux efforts que les sociétés d'affacturage ont réalisés en matière de performance interne et de maîtrise du coût des risques. Et ce dans un contexte de pression réglementaire accrue, avec un coût du capital et des liquidités à la hausse.

*Association française des sociétés financières.

**Autorité de contrôle prudentiel et de résolution.

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