Le modèle des banques françaises déstabilisé

le 12/01/2012 L'AGEFI Hebdo

« Si Dexia ou, dans une moindre mesure, Natixis s’étaient abstenues d’activités de marché, elles n’auraient pas autant subi les conséquences de la crise », pointe Jean Peyrelevade, président de Leonardo & Cie, qui pense qu’« il faut au moins ouvrir le débat » sur la séparation des activités bancaires (L’Agefi Hebdo du 13 octobre 2011). Mais aujourd’hui, tous les français réduisent la voilure. « Leurs plans de ‘deleveraging’ (réduction de l’effet de levier, NDLR) sont importants parce qu’ils portent sur de gros bilans avec une part importante d’actifs et de dettes à court terme : il s’agit notamment de réduire leurs besoins de financement en dollars, explique François Monéger, directeur banques chez Standard & Poor’s (S&P). Ils constituent un ajustement à un nouvel environnement sur les conditions de refinancement et les ratios de liquidité prévus par Bâle III. Les banques françaises prennent aussi en compte le niveau de leurs actifs pondérés du risque. » Fondée sur ces différents critères, la réduction des bilans déstabilise de fait leur modèle, mais elle « repose sur des arbitrages et non pas sur une éventuelle séparation des métiers qui leur serait imposée », souligne l’analyste de S&P.

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