De l’ordre dans la gouvernance de Groupama

le 06/12/2012 L'AGEFI Hebdo

Bien malgré lui, Groupama a droit aux honneurs du projet de loi de réforme bancaire et financière. « L’article 22 est relatif à Groupama », peut-on lire dans la note de présentation. Ce texte vise à améliorer la gouvernance du groupe mutualiste. Objectif : calquer le rôle de son organe central, Groupama SA, sur celui des groupes bancaires mutualistes et coopératifs, tels Crédit Agricole SA ou BPCE SA. A ce jour, Groupama SA - détenu à près de 100 % par ses caisses régionales et qui réassure 40 % de leurs activités - est déjà l’organe de pilotage du groupe et de ses filiales. Toutefois, le projet de loi entend renforcer son pouvoir sur les caisses régionales. Ainsi, « l’organe central peut décider la révocation de leur directeur général » - dont la nomination sera « soumise à l’approbation de l’organe central » - et « procéder à la révocation collective des membres de leur conseil d’administration », découvre-t-on dans le projet de loi. Un changement radical du rapport de force. Actuellement, les directeurs généraux des caisses régionales sont nommés par leur conseil d’administration « après avis d’un comité des carrières des hauts dirigeants du groupe composé de directeurs généraux de Groupama SA, de caisses régionales et de présidents de caisses régionales », selon le document de référence de Groupama SA.

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