L’Etat sauve le CIF sans l’adosser

le 06/09/2012 L'AGEFI Hebdo

Répit. Une crise de liquidité a eu raison du Crédit Immobilier de France (CIF). De nouveau dégradé par Moody’s le 28 août, il a dû être sauvé de la faillite par l’Etat qui garantit ses émissions sur les marchés. Ce mécanisme doit lui permettre d’honorer ses premières échéances de 4,7 milliards d’euros. Le plafond définitif pourrait dépasser 20 milliards d’euros, sous réserve d’une autorisation du Parlement français et de la Commission européenne. En contrepartie de garanties payantes, le CIF devrait abandonner sa production de crédits immobiliers. Avec quelque 3 % de parts de marché, son poids n’est pas systémique, mais l’établissement spécialisé dans les clients modestes favorisait l’accession à la propriété et assurait des ressources pour financer le logement social à ses 56 actionnaires, principalement issus de la mouvance HLM. Le sort des 2.500 salariés du groupe est également en suspens. Sollicitée, La Banque Postale avait refusé de venir en aide au CIF mais d’autres acteurs (Nexity, Crédit Agricole) avaient été cités comme repreneurs potentiels des activités de promotion ou d’administration de biens.

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