L’effet contrasté de la première application d’IFRS 13

le 30/05/2013 L'AGEFI Hebdo

L’art comptable s’illustre encore au premier trimestre 2013. Parmi les éléments non opérationnels et non récurrents qui impactent le produit net bancaire, outre l'effet positif des cessions, on retrouve l'impact négatif de la réévaluation des dettes liée au risque de crédit propre (

voir le graphique) que Crédit Agricole SA (CASA) affectait jusque-là à son pôle banque de financement et d’investissement (comme BPCE, chez Natixis), et désormais en « hors métiers », comme Société Générale et BNP Paribas, relève Fabrice Odent, associé responsable du département Services financiers de KPMG. Ce dernier souligne surtout l’application pour la première fois de la norme IFRS 13 sur l’évaluation à la juste valeur des instruments financiers (credit valuation adjustmentet debt valuation adjustment). « Si l’effet est positif chez BNP Paribas (+364 millions d’euros) et BPCE (+72 millions d’euros), les groupes Société Générale et CASA comptabilisent en revanche des charges qui s’élèvent respectivement à -80 millions et -46 millions d’euros, analyse Fabrice Odent. Le mode de présentation est également différent en fonction des établissements : alors que BNP Paribas a rattaché l’impact du CVA/DVA à sa ligne 'hors métier' et que Société Générale l’a répercuté à l’ensemble des métiers, BPCE et CASA l’ont affecté à leur banque de financement et d’investissement. »

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