L'avis de... James Waddington, associé auprès du cabinet d’avocats Dechert

« L’économie britannique a besoin du soutien des banques »

le 23/06/2011 L'AGEFI Hebdo

Quels commentaires suscite la prise de position du chancelier de l’Echiquier George Osborne ?

L’idée d’une filialisation des activités de banques de détail et de marchés laisse supposer une nouvelle répartition du capital entre les différentes activités d’une banque. On peut évidemment penser que cette nouvelle organisation aura un impact sur la profitabilité des établissements financiers. D’autant que les banques sont déjà fortement sollicitées pour répondre à un certain nombre d’exigences sous les règles Bâle II et prochainement Bâle III. Dans l’ensemble, les recommandations du rapport d’étape de la commission bancaire indépendante dont George Osborne s’inspire défendent l’idée d’une augmentation des coûts de financement des banques qu’elles devront à leur tour passer sur leurs clients corporate. Mais jusqu’où ces dernières seront-elles prêtes à accepter ces nouvelles exigences ? Le secteur, qui était déjà en plein questionnements, vient en plus de se voir infliger une alerte par l’agence de notation Moody’s. Dans ce tourbillon d’incertitudes, il ne faut pas perdre de vue l’idée que l’économie britannique a besoin du soutien des banques, au travers précisément de sa capacité de prêts.

Qu’en est-il de la nouvelle autorité de supervision qui prendra la succession de la Financial Services Authority fin 2012 ?

De toute évidence, la réglementation ligh-touch qui était en vigueur au cours des années précédant la crise financière au Royaume-Uni n’a plus la faveur de la communauté financière. Dans ses intentions du moins, la PRA (Prudential Regulation Authority) va dans le sens d’un durcissement de ses pouvoirs. Reste donc à la voir à l’épreuve.

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