L'Amérique latine, bouée de sauvetage

le 10/02/2011 L'AGEFI Hebdo

Moins jovial que l’an dernier, Emilio Botin n’a pas voulu s’attarder sur la chute de 38 % des bénéfices du groupe en Espagne en 2010. Santander est « 

la grande banque la plus diversifiée du monde », a-t-il assené en se concentrant sur les bons résultats de son grand pari, le Brésil (voir le tableau). L’Amérique latine pourrait bientôt couvrir la moitié des profits du groupe, qui étudie l’introduction en Bourse de sa filiale argentine, a-t-il précisé début février. BBVA aussi est « une banque globale », a lancé son président, Francisco Gonzalez, qui a abondamment saupoudré son discours de présentation des résultats 2010 du mot « diversification ». L’Amérique latine a rapporté presque autant que l’Espagne, la plus grande partie des profits venant du Mexique, où BBVA possède la première banque du pays. Sa filiale vénézuélienne a, elle, été prise à partie en janvier par le président Hugo Chavez, qui a déjà nationalisé en 2009 la banque jusque-là détenue par Santander. Les deux groupes insistent sur le fonctionnement « autonome en capital et liquidités » de leurs filiales.

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