Dossier Crédit client

L'affacturage au chevet des entreprises de taille intermédiaire

le 28/03/2013 L'AGEFI Hebdo

Les problèmes de liquidités se multiplient et le taux de défaillance s'accroît de manière inquiétante depuis 2010.

Les entreprises de taille intermédiaire (ETI) affichent un taux d'endettement financier net* beaucoup plus proche de celui des grandes entreprises que de celui des PME alors que leur profil catégoriel les rapproche davantage de ces dernières que des grandes firmes. Pourquoi acceptent-elles une « sur-représentation » de la dette bancaire (60 % en moyenne) dans leur structure d'endettement alors qu'elles pourraient faire appel à l'affacturage, moins onéreux dans le contexte actuel de marché de taux que le crédit à court terme ? Pour des raisons conjoncturelles et structurelles. Certes, la conjoncture économique pèse sur leur chiffre d'affaires et sur leur environnement mais, analyse Frédéric Kergroach, directeur délégué de Natixis Factor, « contrairement aux entreprises de petite taille qui ont toujours eu recours au 'factoring' par nécessité et aux grands groupes du CAC 40 qui le font aujourd'hui délibérément et de manière structurée parce que la technique constitue pour eux un outil d'optimisation de la gestion de la dette et du poste clients, les ETI sont plus réticentes à l'envisager ».

Pourtant, face aux réserves des banquiers lorsqu'il s'agit de concéder des crédits à court terme, nombre d'entreprises se tournent vers le factoring. En 2012, les opérations d'affacturage ont augmenté de 7,6 % à 186,5 milliards d'euros, une progression qui reste significative et traduit l'afflux de nouveaux clients malgré l'impact de la crise économique sur le volume d'activité.

Relais de croissance

Ces entreprises constituent donc aujourd'hui, pour les spécialistes, une cible à convaincre (environ un tiers des quelque 35.000 entreprises affacturées) et un relais de croissance. Pour les accompagner, les factors conçoivent des offres conformes à leurs attentes : confidentialité et accompagnement transfrontières. « Les ETI apprécient de plus en plus les produits dits 'confidentiels' (non notifiés) ainsi que le rachat d'encours, un contrat d'affacturage confidentiel de masse jusqu'alors dédié aux grandes entreprises », précise Frédéric Kergroach. Ces produits, à l'instar du « Global Expert » de Natixis Factor, sont simples à mettre en place et permettent une connexion informatique entre le factor et son client. Ainsi qu'une base de financement qui suit l'évolution de la balance.

GE Capital, pour qui les entreprises de taille moyenne - parmi lesquelles les ETI - représentent environ 50 % du volume d'activité, développe sa gamme « Expansion » dédiée à l'international avec deux offres spécifiques : « Envergure Expansion » et « Titrifact Expansion ». « La première, réservée aux structures françaises dont les filiales basées dans les principaux pays de l'Union réalisent 30 % de leur chiffre d'affaires consolidé hors de France, se présente sous forme de contrat-chapeau, expose Patrice Coulon, directeur général délégué de GE Capital. Elle permet aux entreprises de profiter de la maîtrise de GE Capital au niveau multilocal tout en sécurisant et en centralisant la gestion de leur BFR (besoin en fonds de roulement, NDLR) à partir de la France. » La seconde, entre titrisation et affacturage et à champ géographique élargi, est assise sur un fonds commun de créances alimenté de la même façon qu'une opération d'affacturage classique. « Grâce à une meilleure mutualisation des risques cédants multipays, elle ouvre des horizons nouveaux en termes de capacité de (re)financement des opérations paneuropéennes qui se démultiplient depuis ces deux dernières années », observe Patrice Coulon.

*Dette financière moins excédent de trésorerie/capitaux propres.

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