JPMorgan s'organise pour mieux gérer ses risques

le 19/09/2013 L'AGEFI Hebdo

Indépendance. En mai 2012, JPMorgan Chase & Co était prise en défaut dans l’affaire de « la baleine de Londres », surnom d'un trader qui, après avoir investi dans des dérivés, avait été la cause de plusieurs milliards de dollars de pertes. La banque aurait d’ailleurs accepté de payer jusqu’à 800 millions pour solder les poursuites, selon Bloomberg, et aurait provisionné 2,5 nouveaux milliards, selon le Wall Street Journal (WSJ). Aujourd’hui, le PDG, Jamie Dimon, est toujours là, son mandat ayant été renouvelé en mai dernier, mais la banque américaine veut « codifier » les règles de gouvernance. Le « premier administrateur indépendant » pourra ainsi convoquer le conseil en réunion formelle à tout moment et le présider si le PDG est en situation de conflit d'intérêts. Ce rôle revient à Lee Raymond, l'ancien patron d’Exxon Mobil, jusqu'à présent « administrateur président ». Par ailleurs, deux nouveaux administrateurs sont nommés : Linda Bammann, spécialiste du risque bancaire venue de Freddie Mac, et Michael Nea, ex-PDG de GE Capital, filiale de services financiers de General Electric. Enfin, JPMorgan va consacrer 4 milliards et mobiliser 5.000 employés de plus (+30 %) à régler les questions de gestion du risque et réglementation, selon le WSJ.

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