Impartialité

le 13/12/2012 L'AGEFI Hebdo

Avec la crise financière, l’Etat américain s’est mis soudainement à découvrir les turpitudes en tous genres de plusieurs grandes banques mondiales. En les convoquant devant ses tribunaux ou en les faisant passer sous les fourches caudines du Congrès, il les condamne à de lourdes amendes en centaines de millions, voire en milliards de dollars. Histoire de ne pas faire semblant de remplir les caisses de l’Etat. Rien qu’en deux jours, les 10 et 11 décembre, Standard Chartered a accepté de verser 327 millions de dollars au département de la Justice pour mettre un terme à une enquête sur des soupçons de violation de sanctions internationales concernant le Soudan, la Libye, la Birmanie ou l’Iran ; et HSBC a été condamnée à une amende de 1,92 milliard de dollars pour se laver de soupçons de blanchiment d’argent avec le Mexique. Dans les deux cas, le glaive de la justice américaine est tombé sur des banques britanniques.

A lire aussi