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le 21/03/2013 L'AGEFI Hebdo

Suffisance, morgue et provocation. Ce n'est pas en agissant de la sorte que la finance et les banques vont retrouver la sympathie des opinions publiques. Deux semaines après la votation qui a vu plus des deux tiers des Suisses approuver le contrôle des rémunérations des dirigeants d'entreprise en accordant aux actionnaires un droit de veto sur le montant des salaires et en interdisant les primes d'entrée (golden hello) et les indemnités de départ, UBS - banque symptomatique de la crise financière par excellence - a annoncé son intention de verser 25 millions de francs suisses au nouveau patron de sa banque d'investissement, Andrea Orcel : 6,5 millions en numéraire et 18,5 millions en actions UBS, étalés sur 2013, 2014 et 2015 en guise de bienvenue pour compenser sa perte de revenus en passant de Bank of America à UBS. Au lendemain de la votation, les spécialistes de la vie politique helvétique ne manquaient de souligner que les suites à donner par le gouvernement au vote et sa traduction en loi seraient au moins - si ce n'est plus - aussi importantes que la votation elle-même. Voilà un exemple qui tombe à point avec UBS qui entend passer en force avant que les textes d'application

ne tombent...

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