Le grand flou

le 19/01/2012 L'AGEFI Hebdo

Simon Adamson, analyste chez CreditSights

« La notation de la France et de la Belgique est sous pression et ce serait pire si Dexia Crédit Local (DCL) était nationalisée car cette banque ne peut avoir d’autre ‘business model’ aujourd’hui que de devenir une ‘bad bank’. Les garanties publiques sur son refinancement sont une meilleure solution, car elles devraient permettre à DCL de refinancer son bilan et de se séparer de ses actifs, mais il y a un risque que ces garanties soient activées si la banque est incapable de rembourser sa dette »

Alain Branchey, analyste chez Fitch Ratings

« La note de viabilité de ‘f ‘ indique que, selon Fitch, Dexia aurait fait défaut sans le soutien des Etats. Si les garanties d’Etat ne lui permettent pas de fonctionner en se refinançant sur les marchés, une autre forme de soutien pourrait avoir lieu, par exemple une nationalisation »

Taos Fudji, analyste chez Standard & Poor’s

« Il y a peu de visibilité sur la future rentabilité de DCL, sur les discussions sur la cession de DexMa (Dexia Municipal Agency, NDLR), sur sa politique de gestion de son portefeuille obligataire et sur le produit des ventes d’actifs de la holding (sa maison mère Dexia SA, NDLR) tels que sa participation dans RBC Dexia, Dexia Asset Management et DenizBank. La surveillance négative sur DCL reflète les interrogations sur le futur profil de refinancement et de liquidité de la banque, ainsi que sur ses fonds propres une fois sa restructuration achevée »

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