L'avis de... Christophe Guillemaille, credit manager de Volumen*

« Les garanties commencent à diminuer »

le 05/07/2012 L'AGEFI Hebdo

Comment Volumen gère-t-il son risque clients ?

Nous avons à la fois des clients sans risque dont les acteurs de la grande distribution font partie, et des clients présentant un risque plus élevé, les librairies par exemple qui commencent à être atteintes par la crise. Les concernant, nous demandons systématiquement une couverture d’assurance-crédit, soit à la Coface s’il s’agit d’une vente à l’export, soit à Euler Hermes pour les clients en France. Selon la réponse obtenue, nous fixons un encours clients.

Quelle tendance de l’assurance-crédit percevez-vous ?

Nous notons une certaine frilosité de notre assureur-crédit, comme cela avait déjà été le cas en 2008 et 2009. Les garanties commencent à diminuer. Dans une certaine mesure, nous pratiquons donc l’auto-assurance : nous transférons environ 15 % de nos dossiers au cabinet Arc afin qu’il gère les factures et les relances. Il s’agit d’encours de petits montants où le recouvrement est un peu complexe, et cela nous décharge en volume, s’agissant de 700 à 800 clients en France et 300 à l’étranger.

Quels sont les avantages de votre politique de couverture des risques clients ?

Notre collaboration avec le cabinet Arc nous a permis depuis 2007 de gagner vingt jours de DSO (days sales outstanding, nombre de jours de chiffre d'affaires immobilisés, NDLR) sur le portefeuille confié (le DSO global de Volumen diminuant pour sa part de quinze jours). Globalement, notre bonne surveillance des risques nous a permis de limiter les sinistres, si bien que nos taux de primes versées aux assureurs-crédit sont faibles.

*Société de distribution du groupe éditorial La Martinière dont le chiffre d’affaires s’élève à 284 millions d’euros.

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