L'avis de... Jean-Marc Velasque, directeur associé de Velhon Partners

« Flux d’entreprises et revenus complémentaires pour BNP Paribas »

le 15/11/2012 L'AGEFI Hebdo

Quel est désormais le positionnement des réseaux français à l’international ?

BNP Paribas et Société Générale restent chacun sur leur logique, différente mais claire. Pour le premier, 30 % des revenus de banque de détail sont enregistrés à l’étranger, mais si l’on ne considère que les pays émergents, cette part tombe à 4 % - malgré l’acquisition de Fortis qui lui a permis de doubler de taille en Turquie. A l’inverse, Société Générale tire environ 20 % de ses revenus des émergents. En Europe de l’Est, c’est le troisième intervenant étranger et deuxième en termes de produit net bancaire (PNB) si l'on considère la Russie.

Qu’est-ce que cela induit ?

BNP Paribas a fait le choix de devenir une banque européenne. Cela lui fournit des revenus complémentaires et lui permet de capter les flux des entreprises en zone euro. Pour Société Générale, il s’agit de gagner en taille, de développer des synergies et de nouveaux revenus, avec la banque privée par exemple, car ses coefficients d’exploitation sont encore élevés, de même que son coût du risque par rapport à ses pairs. Toutefois, cela nécessite des investissements.

Est-ce vraiment prioritaire ?

Société Générale a annoncé un retour à la profitabilité en Roumanie et en Russie pour 2013. A moyen terme, BNP Paribas pourrait réaliser des acquisitions : il en a la capacité. Quant à Crédit Agricole, sa sortie de Grèce va permettre d’avoir une meilleure visibilité sur ses bons résultats en Pologne, en Ukraine, en Serbie ou au Maroc, mais cela ne signifie pas que le groupe voudra encore se développer à l’international dans les prochaines années.

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