Fair-play britannique et crise financière

le 07/06/2012 L'AGEFI Hebdo

« Je reconnais que certaines personnes, dans certaines organisations, ont été nettement surpayées dans le secteur financier au cours des dernières années, mais je ne dirais pas cela de RBS », a expliqué le président de Royal Bank of Scotland (RBS), Philip Hampton, lors de l’assemblée générale du 30 mai. Cet élan de sympathie pour les personnes qui critiquent les primes accordées aux banquiers pourrait illustrer le légendaire « fair-play » britannique s’il n’y avait ce « mais ». Philip Hampton a défendu la politique de sa banque, nationalisée à 82 %, en matière de rémunérations. Et déclaré que le UK Financial Investments (UKFI), qui gère la participation de l’Etat britannique, menait la vie « plutôt dure » à RBS à ce sujet. En 2011, le groupe a payé un total de 785 millions de livres de rémunérations variables (en baisse de 43 % par rapport à 2010), une fois déduits les versements différés, en dépit d’une perte de 1,8 milliard au quatrième trimestre. En même temps, 3.500 suppressions d’emplois ont été annoncées dans la banque de financement et d’investissement, s’ajoutant aux 34.000 réalisées par le groupe depuis 2008.

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