Les factures divergentes de la crise bancaire

le 05/05/2011 L'AGEFI Hebdo

Plus ou moins. Dans son bilan 2010 des comptes publics des Etats européens, Eurostat publie en annexe le coût/bénéfice pour chaque Etat des aides et des renflouements des secteurs bancaires depuis 2008. Des Etats s’en sortent particulièrement bien. C’est le cas de la France (un cumul positif de 2,4 milliards d’euros), soit le gain le plus élevé de l’Union européenne. Surprise, les banques espagnoles ont renfloué également leur gouvernement pour 1,4 milliard pendant ces trois années. Si les factures irlandaise (un coût de la crise pour 36 milliards d’euros) ou britannique (une facture pour le gouvernement/contribuable de 12,7 milliards d’euros) ne sont pas des surprises, il n’en va pas de même avec les notes néerlandaise et surtout allemande. Les banques des Pays-Bas ont coûté jusqu’à maintenant quelque 3,5 milliards d’euros au gouvernement. Quant aux banques allemandes qui ont déjà produit avec la crise deux énormes bad banks (structures de défaisance), elles ont ponctionné l’Etat allemand de plus de 16 milliards d’euros, dont 10 milliards tardivement, en 2010.

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