L'avis de... Christophe Gendre, directeur commercial banque et assurance chez Teradata France

« Les exigences de mises à jour rapides ont augmenté »

le 19/01/2012 L'AGEFI Hebdo

Quel est l’intérêt de la technologie hybride de votre plate-forme 6680 retenue par Crédit Agricole Technologies ?

La plate-forme d’entrepôt de données 6680 mêle effectivement des disques durs SSD (solid state drive ou mémoire flash d’accès très rapide, NDLR) et des disques durs classiques. En fonction de son importance critique du moment, une donnée sera stockée sur la partie SSD, ce qui permet de la solliciter très rapidement, puis, quand cette importance sera nettement moindre, elle sera stockée sur des supports conventionnels, moins onéreux. Par exemple, une transaction, comme un dépôt significatif sur un compte, fera l’objet de plusieurs scorings, sera consultée par le client, et éventuellement par le service client. Elle doit être accessible très rapidement au début.

Pouvez-vous nous détailler l’architecture mise en place ?

Nous allons mettre en place une plate-forme de développement de 120 tera-octets, ainsi qu’une plate-forme de développement et de sauvegarde de 140 tera-octets. Ce doublement de l’infrastructure intervient dans le cadre du PRA (plan de reprise d’activité). C’est une configuration de plus en plus classique dans les banques. Les systèmes décisionnels interagissent de plus en plus étroitement avec les systèmes opérationnels. Jusqu’à présent, le fonctionnement en J+1 des systèmes décisionnels était satisfaisant. Avec la montée en puissance du multicanal (internet, smartphones…), les exigences de mises à jour plus rapides ont augmenté. Par exemple, dans les centres d’appels, les exigences de réponse à une requête concernant des informations clients sont de l’ordre de la seconde. Chez certains de nos clients bancaires, Wells Fargo, par exemple, les clients ont directement accès au système décisionnel de leur banque.

Crédit Agricole est-il précurseur dans ce domaine en France ?

Dans le secteur de la banque, ils sont les premiers, en effet, à déployer cette technologie hybride. Mais d’autres de nos clients, déjà « SSD ready », se préparent à migrer.

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