L’avis de... Christophe Rettien, directeur technique de Neocoretech

« Pour les établissements multisites, le gain est énorme »

le 17/11/2011 L'AGEFI Hebdo

Quel est l’attrait de la virtualisation des postes de travail pour les grands établissements financiers ?

L’intérêt est directement lié aux coûts mais ce n’est pas le seul moteur. Ils recherchent une solution qui soit sécurisée, flexible et facile à faire évoluer. Ces établissements ont une très grande population de collaborateurs qui sont des utilisateurs de plus en plus aguerris des outils technologiques. Et ils ont des exigences fortes en termes d’interfaces et d’applicatifs. Virtualiser un poste, c’est offrir un poste complet sans dégradation, sans changement ergonomique par rapport aux habitudes. Mais le succès de ce genre d’architecture viendra si les utilisateurs sont contents de l’adopter. Il est important que l’utilisateur final ne perde pas en qualité.

Et pour les directeurs des services d’information ?

L’adoption est bien plus immédiate car, pour eux, cela signifie un gain en termes de coût et de temps. Prenez l’exemple d’un parc de 3.000 PC qu’il faut changer tous les trois à cinq ans. Chaque année, ce sont entre 600 et 1.000 PC qu’il faut renouveler. C’est long à faire car il est nécessaire d’intervenir physiquement. Avec la virtualisation, le « nouveau » PC est déployé en une heure. C’est un gain énorme surtout pour les établissements multisites comme les banques ou les compagnies d’assurances. En amont, dans le datacenter, cette configuration permet de réduire jusqu’à 40 % le nombre de serveurs nécessaires pour faire tourner les postes de travail.

Dans ce contexte, que devient le poste de travail ?

Il devient un point d’accès. On peut maintenant déployer des terminaux qui ne font pas de bruit et qui prennent très peu de place, ce qui est très appréciable dans les open spaces. Cela sécurise également le télétravail puisque le collaborateur ne rentre plus chez lui avec l’application sur son PC.

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