Epinglettes et navetteurs

le 07/02/2013 L'AGEFI Hebdo

La Commission générale de terminologie et de néologie, logée à Bercy, a encore frappé. Elle vient de publier un fascicule sur le vocabulaire de l’économie et des financiers, reprenant les termes publiés au Journal officiel afin d’enrichir la langue française. Si on ne peut que louer les efforts visant à défendre la langue de Molière, le résultat fait quand même souvent sourire. On ne doit donc plus parler de « web agency », mais de « metteur en toile », et encore moins de « marketing », remplacé par « mercatique » (nom féminin) à toutes les sauces : mercatique d’aval (customer marketing), mercatique de masse, direction de la mercatique… un terme qui n’a toujours pas pris 30 ans après son introduction. On peut saluer le retour du vieux français, avec « priser », pour traduire « to price », et le « priseur » pour « pricer ». Mais on peut s’interroger sur la traduction d’expressions anglaises contemporaines, comme « navetteur » pour « commuter » … On ne les utilisera surtout qu’avec circonspection, de peur de perdre le lecteur. Car on se rappellera que la périphrase fait aussi la richesse de la langue française !

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