L'avis de... Fabrice Asvazadourian, codirecteur du pôle services financiers chez Roland Berger

« Un effort spécifique sur les coûts sous trois à quatre ans »

le 30/08/2012 L'AGEFI Hebdo

« Nouvelle vague de réduction de coûts : une nécessité pour restaurer la rentabilité des banques européennes? » : selon cette étude que vous avez publiée en juillet, les réseaux vont-ils être mis à contribution pour améliorer le retour sur capital (RoE) des groupes bancaires ?

Nous estimons que l’ensemble des banques européennes devra réduire ses coûts d’au moins 10 % pour revenir à 10 % de RoE, à la hauteur du coût du capital. Il est certain que la banque de détail, qui constitue la moitié des coûts des groupes bancaires, subira cette tendance, même si l’objectif qui lui est fixé se situe entre -5 % et -10 % tandis que celui de la gestion et des services financiers spécialisés sera de -10 %/-15 % et celui de la banque de financement et d’investissement et des fonctions supports de -15 %/-20 %.

Comment cela va-t-il se traduire en France ?

Il y aura un effort spécifique sur les coûts de la banque de détail en France sous trois à quatre ans. Sachant que les revenus n’y progressent déjà plus, surtout si l’on tient compte de l’inflation, après avoir ralenti ce train, il va falloir lui faire faire marche arrière. Tous les postes - contrôles, produits, systèmes d’information, back-offices... - seront mis à contribution. Un tiers à la moitié des gains peut être trouvé localement, en identifiant les petites inefficacités résiduelles.

Les fermetures d’agences seront-elles nombreuses ?

Il faut s’attendre à un mouvement dans les réseaux bancaires. Mais en France, plus que des fermetures, un changement de services offerts autour des agences commerciales est plus probable.

A lire aussi