Le don comme alternative

le 04/07/2013 L'AGEFI Hebdo

Le cadre réglementaire est tel que certaines plates-formes ont choisi de contourner la difficulté en proposant aux internautes de financer des entreprises ou des projets par le don contre contrepartie. La formule laisse libre cours à l’inventivité des porteurs de projets, surtout dans le domaine artistique ou créatif, comme on l’a vu avec KissKissBankBank, MyMajorCompany, Ulule... Exemple : Réservoir Funds s’est lancée en avril 2012 dans le soutien contre récompense : les entreprises mettent en ligne leur projet avec des montants possibles de dons correspondant à des contreparties variées. Quinze projets ont déjà été financés : un camion publicitaire pour la bière parisienne Gallia, un événement sportif pour ses clients et distributeurs pour Kalios, producteur d’huile d’olive haut de gamme, ou encore la fabrication de mini-enceintes pour écouter de la musique partout pour Simda. Dans ce dernier cas, les dons des internautes sont considérés comme des précommandes, donc du chiffre d’affaires. La plate-forme prélève 5 % sur les sommes collectées et le don moyen est de 40 euros. Cette formule du don contre contrepartie fonctionne forcément avec de petites sommes et pour de petits projets.

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