Dexia échappe à la débâcle en renationalisant ses activités

le 13/10/2011 L'AGEFI Hebdo

A la découpe. Les Etats actionnaires ont scellé le 9 octobre le démantèlement de Dexia, victime d’une nouvelle crise de liquidité. La branche belge de banque de détail est nationalisée temporairement, pour 4 milliards d’euros, à l’exception de sa filiale Dexia Asset Management qui devra être cédée. Tout comme la banque turque DenizBank et la BIL : le Grand-Duché veut devenir actionnaire minoritaire de cette banque luxembourgeoise dont le repreneur pourrait être la famille royale qatarie qui vient de racheter KBL, la banque privée du belge KBC, via le fonds Precision Capital. En France, le financement des collectivités locales sera normalement assuré par une entité commune à La Banque Postale (à 35 %) et à la Caisse des dépôts (65 %), à laquelle devrait être adossée l’agence de refinancement DexMa dont l’Etat français pourrait assumer les pertes. Mais ce dernier est, comme en 2008, favorisé dans la répartition de la garantie des financements interbancaires et obligataires de Dexia SA et de l’entité française Dexia Crédit Local (voir ci-contre). Ce plan, qui sera soumis à la Commission européenne, transforme ce qui reste du groupe en quasi-bad bank, porteuse notamment d’un portefeuille obligataire de 95 milliards d’euros.

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