Dérivés, une activité qui pourrait coûter cher

le 07/06/2012 L'AGEFI Hebdo

Les établissements européens n’ont plus beaucoup de temps pour se conformer à la nouvelle réglementation visant les swap dealers, même si la date du 31 juillet vient d’être levée. Ces activités, jusqu’ici réalisées dans un contexte de gré à gré, vont être soumises à d’importantes contraintes : l’enregistrement du swap dealer, la mise en place d’un trade repository (base de données des transactions), l’utilisation d’une chambre de compensation et la nécessité d’apporter du collateral pour les opérations non compensées. Chez Crédit Agricole CIB, on explique les conséquences d’une telle évolution : « Dans la mesure où ce n’est qu’une succursale que nous avons aux Etats-Unis, c’est la maison mère - CACIB - qui devrait s’enregistrer. Cela donne potentiellement toute latitude au régulateur américain pour regarder au plus près toutes nos transactions, même celles qui sont européennes. Par ailleurs, cela va entrainer des coûts : nous avons chiffré le montant des développements informatiques, mais nous devrons y ajouter les coûts liés aux nouvelles procédures et surtout ceux liés aux nouveaux besoins de liquidité. »

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