La crise favorise les marchés bancaires émergents

le 23/06/2011 L'AGEFI Hebdo

Longue-vue. La taille des marchés bancaires de l’E7, à savoir les sept plus importants pays émergents (Chine, Inde, Brésil, Russie, Mexique, Indonésie et Turquie), dépassera celle des pays du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie et Canada) dix ans plus tôt que prévu, en raison de la crise financière qui a accéléré le processus, indique l’édition 2011 de l’étude de PwC, Banking in 2050. La précédente étude avait été réalisée en 2007 avant la crise. Les actifs bancaires combinés de l’E7 seront supérieurs à ceux du G7 en 2036 (2046 dans l’étude précédente), explique PwC. La Chine, dont les actifs bancaires pourraient dépasser les 30.000 milliards de dollars en 2030, va devenir le premier marché bancaire mondial et dépassera en taille les Etats-Unis en 2023, soit vingt ans plus tôt que ce qui avait été prévu avant la crise. La France, actuellement sixième puissance bancaire au monde, passerait au huitième rang en 2050, dépassée par l’Inde et le Brésil et talonnée par la Russie et le Mexique. La part française dans les actifs bancaires totaux passerait de 5 % en 2009 à 2,5 % en 2050. D’ici là, ces actifs mondiaux pourraient avoir quadruplé et atteindre 300.000 milliards de dollars.

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