Crédit Agricole cherche à partir d’un pas plus léger

le 07/02/2013 L'AGEFI Hebdo

Courtage. Autant boire la coupe jusqu’à la lie. Déjà en perte de 2,5 milliards d’euros sur les trois premiers trimestres de 2012, Crédit Agricole SA (CASA) savait que le tableau final serait pire que celui de l’année précédente (1,47 milliard d’euros de perte nette en 2011). Avant sa publication du 20 février, la banque verte a donc passé en revue son stock de « survaleurs » (goodwill) et s’est résolue à les déprécier et à constater ses pertes. Quasiment tous ses métiers sont touchés. La seule banque de proximité en Italie enregistre 852 millions d’euros sur l’ensemble des dépréciations liées aux réseaux à l’étranger : 921 millions d’euros. Le crédit à la consommation prend pour sa part 923 millions. Dans les deux cas, cela montre que le groupe avait beau rester sur son cœur de métier, il a payé trop cher certains actifs. La banque de financement et d'investissement (pour 466 millions) et le courtage (366 millions d’euros) sont aussi touchés. Sur ce dernier pôle, seul Newedge est concerné (Société Générale, son co-actionnaire, a déjà prévenu de sa dépréciation sur écart d’acquisition). Les autres courtiers, CLSA et Cheuvreux, mis en vente, ne le sont pas. Au bout du compte, il reste à CASA 13,96 milliards de goodwill en stock à fin 2012, contre 19 milliards en juin 2011, soit un nettoyage de plus du quart des survaleurs. Le fait est que les actifs à problèmes, qui représentaient 9 milliards de survaleurs à ce moment-là, ont déjà été réduits de plus de 50 %. Les métiers dont les goodwills n’ont pas été affectés pendant cette période, eux, représentent au total 10 milliards. Il s’agit essentiellement du réseau de CASA, LCL, et de ses métiers de gestion de l’épargne.

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