Comptes à rebours sur les fonds propres

le 28/04/2011 L'AGEFI Hebdo

« Lorsque les marchés jugent que la règle du jeu est établie, avec un calendrier, de nombreuses pressions se développent pour demander d’anticiper l’échéance légale, constate Jean-Paul Caudal, directeur de la supervision bancaire et comptable à la Fédération bancaire française. On le voit déjà avec les levées de capitaux : certaines banques devancent les exigences de Bâle III en matière de solvabilité. » Alors qu’ils ont jusqu’à 2013 pour atteindre un ratio de fonds propres durs de 7 %, les groupes européens subissent une double pression : la publication de leurs tests de résistance en juin et le rehaussement des exigences minimales de fonds propres dans plusieurs pays (Suisse, Espagne, Irlande, Allemagne ou encore Portugal). S’y ajoute parfois la nécessité de rembourser des aides d’Etat. En Italie, cinq banques ont déjà annoncé ou bouclé une augmentation de capital comprises entre un milliard d’euros pour Ubi Banca et 5 milliards pour Intesa Sanpaolo. Seul UniCredit, le leader de la péninsule, écarte encore une telle opération. C’est l’allemand Commerzbank qui prévoit la plus grosse levée (11 milliards d’euros, pour l’essentiel en actions), équivalant à 110 % de sa capitalisation boursière. Exception notable, aucune banque française n’a pour le moment suivi le mouvement.

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