L'avis de ... Jean-Charles Marteau, chef de projet déploiement chez Sterci

Chaque banque a ses propres spécifications

le 19/04/2012 L'AGEFI Hebdo

Scor a-t-il été votre client pilote pour déployer la technologie 3SKey de Swift ?

Oui, Scor a été notre client pilote et donc notre premier client 3SKey. Pour lui permettre de déployer cette technologie, nous avons dû réaliser un investissement important. Mais cette technologie était stratégique pour compléter notre offre.

Quel type d’investissement ?

Il a fallu intégrer l’API (interface de programmation) 3SKey - qui permet le cryptage des signatures - sur nos serveurs pour qu’elle soit lue sur les navigateurs d’employés de Scor concernés par la signature. Il a fallu également mettre au point un workflow (enchaînement de tâches liées à des flux d’information, NDLR) en trois étapes. La première consiste à vérifier les transactions pour, par exemple, faire des lots ou d’éventuels rejets. Les deux étapes suivantes concernent la signature, par deux personnes, faisant partie de listes autorisées différentes et en fonction de certaines règles, devant valider une transaction avec leurs clés USB fournies par 3SKey. Ces clés contiennent un identifiant, les outils de cryptage de la solution ainsi qu’un mot de passe.

Avez-vous également assisté les équipes de Scor dans leurs relations techniques avec les contreparties bancaires ?

Nous les avons aidées effectivement dans l’intégration avec les plates-formes bancaires. Ils pensaient gérer des protocoles assez standards. Or pour les virements Sepa (Single Euro Payments Area), ce n’était pas le cas, chacune des banques ayant ses propres spécifications. De même, les fichiers XML émis par la plate-forme Scor sont traités, côté banques, par des mainframes (architecture informatique destinée à la gestion de gros systèmes, NDLR) avec là encore des contraintes plus restrictives, spécifiques à chaque banque. Nous avons également contribué à aplanir certaines difficultés de communication. Ainsi, des dysfonctionnements techniques rencontrés lors de tests et résolus sont de nouveau réapparus en production, car les équipes n’étaient pas les mêmes, pour ces deux étapes, au sein des banques. Etant en copie de tous les tests, nous avons pu résoudre cela.

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