Changer le cadre des relations avec les PME

le 20/01/2011 L'AGEFI Hebdo

Mal capitalisées, dépendantes des prêts bancaires, les PME pourraient faire les frais du besoin de liquidités des groupes bancaires. Elles ont déjà subi une restriction des crédits. Pourtant, les banques pourraient leur offrir d’autres services, notamment en les accompagnant sur les marchés, estime Olivier Arroua (photo), associé du cabinet de conseil Selenis : « Elles peuvent jouer un rôle de structureur (regroupement d’obligations, mise en place d’OPCVM dédiés, NDLR) et d’intermédiaire pour les émissions obligataires des entreprises de taille intermédiaire », dit-il. Tout en portant moins de crédits au bilan… Les banques pourraient par ailleurs entrer au capital des PME, en actions ou en obligations à bons de souscription d’actions (OBSA) : « Ce serait bon pour leur image, consoliderait leur relation avec la clientèle PME, répondrait au besoin de financement long terme et aurait le mérite de développer le capital-risque », remarque le consultant. Pour Olivier Arroua, le groupe BPCE serait légitime dans ce rôle alors qu’il a fortement réduit ses activités de marché et revendique une image de banque de détail utilisant deux réseaux complémentaires. « Les caisses du Crédit Agricole aussi, d’autant plus que le nouveau projet du groupe revendique une place spécifique sur les territoires », ajoute-t-il. C’est enfin dans la mission d’utilité sociale de La Banque Postale qui a désormais le droit de distribuer du crédit aux entreprises.

A lire aussi