Un calendrier trop serré, pour certains

le 20/09/2012 L'AGEFI Hebdo

Sur le papier, la route était toute tracée. Le 1er janvier, la Banque centrale européenne (BCE) devait être investie de ses nouveaux pouvoirs de supervision. Au même moment, les nouvelles règles prudentielles de Bâle III, toujours en négociations, devaient entrer en vigueur et le Mécanisme européen de stabilité (MES), sur pied en octobre, en situation de commencer à recapitaliser directement des banques. Les Conseils européens des 18 et 19 octobre et des 13 et 14 décembre devaient permettre de réunir l’unanimité des Vingt-Sept. Mais si Paris, Madrid et Rome plaident avec la Commission européenne pour tenir ce calendrier, d’autres considèrent que plusieurs mois supplémentaires seront nécessaires. D’abord, Berlin et La Haye parlent de tester le système de supervision intégré avant de faire entrer en jeu le MES. Ensuite, les députés ont annoncé qu’ils étendraient leur pouvoir de codécision - en principe limité à des dispositions annexes concernant les relations de la BCE avec l’Autorité bancaire européenne (photo) - à l’organisation de la supervision. « Nous allons travailler aussi vite que possible pour respecter les délais mais dans un débat démocratique, il n’y a jamais de garantie absolue » sur les délais, a ainsi averti le rapporteur Sven Giegold.

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