BPCE et Dexia se délestent petit à petit de l’héritage de la crise

le 19/05/2011 L'AGEFI Hebdo

Moins-values. Contrairement à leurs concurrents français, Dexia et BPCE ont vu leur activité reculer au premier trimestre (voir ci-contre). La banque franco-belge continue à subir des pertes et dépréciations sur son portefeuille d’actifs toxiques. Le résultat avant impôt de Dexia aurait pu doubler, à 421 millions d’euros, sans l’impact de -247 millions d’euros de la division qui gère les actifs en extinction. Point positif, ceux-ci ont reculé de 22 % sur un an, à 122 milliards d’euros. Chez Natixis, banque de gros de BPCE, le portefeuille à céder a reculé de 28 %, à 21,9 milliards d’euros, avec un impact moindre sur le bénéfice imposable (-25 millions d’euros à fin mars). Alors que ses revenus sont stables, sa maison mère a pâti du recul de ceux des Banques Populaires (-1,9 %), affectées par leur gestion actif-passif. Points positifs : la cession annoncée d’Eurosic à Batipart et celle de Foncia à Eurazeo et Bridgepoint. BPCE conservera 17 % de l’administrateur de biens et enregistrera 115 millions d’euros de moins-value, mais libérera 1,1 milliard de fonds propres.

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