La BFI secouée de toutes parts

le 22/11/2012 L'AGEFI Hebdo

Si la tendance s’est inversée au troisième trimestre, les revenus de la banque de financement et d’investissement (BFI) des grands groupes français reculent de 13,4 % sur les neuf premiers mois (-2,73 milliards d’euros), conséquence directe d’un environnement peu actif et des opérations de réduction de bilan… « Les modèles sont, depuis la crise, en profonde transformation tout en restant un maillon essentiel de l’intermédiation », explique Fabrice Odent, associé responsable du département Services financiers de KPMG (lire l’entretien). Certaines activités ont été arrêtées, d’autres réorientées, avec notamment une redistribution des financements auprès de nouveaux investisseurs et partenaires (Natixis avec Ageas, CASA ou Société Générale avec Axa). Mais la BFI va devoir prochainement se conformer à la réforme bancaire annoncée par la France sans attendre le projet européen. La Fédération bancaire française « sera vigilante sur les mesures concrètes qui seront proposées, de façon à ce qu'elles ne viennent pas contredire la finalité affichée » : favoriser le métier de financement des banques en privilégiant le critère de l'utilité du service au client, a-t-elle déclaré.

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