B*Capital enseigne aux investisseurs à se méfier d’eux-mêmes

le 17/01/2013 L'AGEFI Hebdo

La société d’investissement filiale de BNP Paribas offre à ses clients du conseil et des ateliers pour apprendre à mieux maîtriser le risque.

Comment faire revenir les particuliers en Bourse ? L’aversion au risque est telle depuis quatre ans que les particuliers aisés en mesure d’investir restent en retrait et passent à côté de certaines opportunités. Pire : « En cas de gains sur leurs investissements précédents, ils sont tentés de vendre trop vite alors qu’en cas de baisse de valeur, ils ont tendance à laisser filer leurs pertes, explique Lionel Duverger, en charge de l’analyse technique chez B*Capital, filiale de BNP Paribas dédiée aux particuliers investisseurs (100.000 euros minimum). Les comportements des investisseurs, particuliers ou institutionnels, ne sont pas rationnels et c’est ce qui les empêche de saisir les opportunités au bon moment. » B*Capital s’est en effet intéressé à la psychologie de l’investisseur afin d’élaborer des stratégies d’aide à la décision pour permettre à ses clients de tirer parti de la conjoncture, et surtout « qui ne leur coûtent pas trop cher en cas de retournement du marché », complète Cédric Nourrisson, directeur du conseil. En clair, B*Capital essaie d’enseigner à ses clients la gestion des risques.

Pour ce faire, la filiale de BNP Paribas a mis au point B*cap University, des modules de formation diffusés lors d’ateliers thématiques, de web séminaires interactifs ou de points sur les marchés. Classés en « Découverte » ou « Avertis », ces événements ont pour thème « Bien débuter en trading », « Les options - Stratégies », « Psychologie de l’investisseur », « Les clés du secteur des biotechnologies » ou « Les options »… « Notre approche repose sur des formations qui doivent permettre à nos clients de mieux comprendre dans un premier temps les mécanismes des marchés, les différents véhicules d’investissement qui sont à leur disposition, détaille Cédric Nourrisson. Et, dans un second temps, la gestion du risque avec plusieurs niveaux d’approfondissement. Il s’agit d’un accompagnement dans le temps qui permet à certains de nos clients de devenir très qualifiés et de continuer à échanger avec nos conseillers pour confronter leurs points de vue et rester à l’écoute des tendances du marché. »

Cette vigilance face aux signaux qui peuvent révéler des tendances non encore identifiées, B*Capital la revendique et estime avoir déployé des méthodes de collaboration plutôt efficaces. L’entreprise met en avant le collectif : son équipe d’une centaine de personnes qui se réunissent régulièrement et partagent leurs perceptions avec le comité d’allocation d’actifs, qui interprète les tendances macroéconomiques à long terme, et avec le comité d’investissement, auquel contribuent les conseillers de clientèle. Les choix de B*Capital sont également issus de multiples études quantitatives qui suivent environ 300 actions depuis dix ans, ce qui permet d’en tirer certaines règles. Par exemple, en cas de profit warning, il faut s’attendre à une baisse de la valeur. Mieux vaut alors se défaire de ce titre assez rapidement, quitte à accepter une perte légère et ayant peu d’impact plutôt que de s’entêter à la conserver et de laisser courir les pertes, selon B*Capital.

« Le risque est asymétrique, indique Lionel Duverger. En situation favorable, une valeur rapporte moins que ce qu’elle devrait car l’investisseur aura tendance à vendre trop tôt. A l’inverse, en situation défavorable, il aura tendance à laisser filer les pertes. Par ailleurs, il prend souvent sa décision de vente en fonction du prix d’achat alors que les outils d’analyse anticipent objectivement une baisse qui doit donner le signal de la vente. Notre but est d’éviter à nos clients de lourdes pertes qui les conduisent à sortir du marché, avec une forte aversion au risque qui les empêche ensuite de revenir lorsque c’est opportun. »

Fidéliser à long terme

Perdre un peu aujourd’hui mais revenir ultérieurement sur une valeur qui, bien que tombée très bas, remonte sensiblement, c’est ainsi que B*Capital conçoit le bon conseil. Un conseil régulièrement animé par de nouvelles idées de placement, des stratégies clé en main utilisant les ordres à seuil de déclenchement, les ordres liés et le « stop loss » qui limite les pertes, et par des services sophistiqués comme les options de couverture. Des pratiques difficiles à apprendre pour des particuliers non aguerris, mais qui suscitent un intérêt certain : sur ses 15.000 clients, un millier ont participé aux ateliers en 2012 tandis que les web séminaires ont réunis entre 100 et 250 personnes. En investissant dans l’accompagnement de ses clients, B*Capital compte bien les fidéliser à long terme.

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