Banques de vertu

le 06/01/2011 L'AGEFI Hebdo

Les banques françaises sont décidément de grandes incomprises. Objets de la vindicte publique depuis le début de la crise, elles entendent bien montrer qu’elles n’ont rien à cacher. La pleine page de publicité de la Fédération bancaire française (FBF), diffusée depuis plusieurs semaines dans les journaux, contient pourtant plusieurs semi, voire contre-vérités. Les banques françaises se seraient ainsi « tenues à l’écart des principales pratiques à l’origine de la crise ». Les petits actionnaires de Natixis, plombé par les crédits subprime, apprécieront. Elles n’ont « pas eu besoin d’être sauvées » et « les prêts de l’Etat accordés aux banques n’avaient pas pour objectif de les sauver ». A l’exception notable de la Dexia, sauvée de la faillite par les pouvoirs publics belges et français. L’Etat français et la Caisse des dépôts ne sont d’ailleurs pas près de retrouver leur mise, la valeur de leurs actions ayant été divisée par trois depuis leur achat. De quoi nuancer une autre affirmation de la FBF : « Vos banques n’auront rien coûté au contribuable »… Même si l’association professionnelle reconnaît que « la plupart » des prêts ont été remboursés par l’Etat, sans citer bien sûr BPCE.

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