Les banques italiennes soldent le passé

le 05/04/2012 L'AGEFI Hebdo

Survaleur. Les grands groupes bancaires italiens ont tous enregistré des pertes en 2011, UniCredit en tête. Conséquence de dépréciations massives, essentiellement de survaleurs, la situation de celui-ci reflète la fin d’une époque : celle de la croissance externe. En 2005, la première banque italienne avait repris le bavarois HVB pour se développer à l’Est, puis réalisé des acquisitions en Asie. Après avoir annoncé 6.150 suppressions de postes en novembre et réduit ses activités de banque de gros, elle se recentre maintenant sur la banque de détail. Intesa SanPaolo, fruit d’une fusion en 2006 qui traduisait la volonté de construire des champions nationaux, a aussi dépoussiéré son bilan, comptant 10,2 milliards de dépréciations. Banca Monte dei Paschi di Siena (MPS), qui avait acquis Antonveneta en 2007, a enfin passé 4,25 milliards de survaleur. En outre, s’il a augmenté son capital comme les deux premiers, le groupe toscan doit encore trouver 3,3 milliards d’euros de capitaux d’ici à juin pour se conformer aux exigences européennes.

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